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CR #077 - Out Run, Megadrive

Par bef, le 28/12/2008, 11:35

CR #077
Out run
Sorti en 1991 sur Sega Megadrive




Bienvenue à tous dans cette nouvelle madeleine de Proust vidéoludique !
Et aujourd’hui, je vais avoir l’immense joie de vous parler d’un petit bijou arcade, porté sur Megadrive : le légendaire Out Run.


Choisissez la musique et c'est parti !


Conçu en 1986 par Yu Suzuki et développé par AM2 sur arcade, mais n’ayant jamais eu la chance d’y jouer sur une borne, j’ai découvert ce jeu sur console, ce qui ne m’a pas empêché d’en devenir accroc, et ce, pour une multitude de raisons…
Commençons par le commencement : Out Run est un jeu de course. Vous conduisez une Ferrari Testarossa avec à vos côtés une jolie blonde. Et rien que pour cette raison, c’est déjà un rêve qui se réalise : se la jouer m’as-tu vu de la jet-set à qui tout réussi est une trouvaille absolument géniale car elle existe au fin fond de chaque homme sur terre ! Yu Suzuki himself explique que l’idée lui est venue en voyant le film Cannonball Run, et où le but serait donc de traverser les Etats-Unis dans de puissants bolides. Faute de moyens techniques, il ne gardera qu’une voiture : une Ferrari, qu’il décortiqua sous tous les angles afin de donner graphiquement le réalisme le plus parfait. Puis s’apercevant que les paysages aux states, ça le faisait moyen, un petit voyage en Europe s’imposait, avec tous les paysages que l’on retrouvera dans le jeu : Alpes, Monte-Carlo, Francfort, Milan…



Qu’en est-il du gameplay à proprement parler ? Très simple car très arcade : on appuie sur start, on choisit la musique, et c’est parti ! Une voix nous annonce « Get ready », on enfonce l’accélérateur, et nous voilà parti à 300 km/h. Seul défaut du jeu : il n’y a que deux vitesses (ce qui paraît peu crédible pour une Ferrari), une « Low » qui nous amène à près de 200 km/h, et une « High » qui atteint la vitesse de pointe que l’on utilisera la plupart du temps. Car il ne faut pas traîner ! Il ne s’agit pas d’une course face à des concurrents, non, c’est une course contre soi-même, un contre-la-montre de folie, ponctué par des checks-points à chaque fin de stage qui nous rajoute un peu de temps afin de continuer notre parcours. Ici encore, superbe trouvaille : le joueur a le choix entre deux embranchements à la fin d’un stage. Gauche ou droite, après tout peu importe, car nous aurons droit à un nouveau paysage, nous dépaysant un peu plus à mesure de l’avancement. Sachant qu’il y a cinq stages à parcourir pour arriver au but, il y a donc quinze niveaux à explorer, ce qui assure de ne pas tomber dans la monotonie.




Pour créer cette sensation de vitesse, il n’existait qu’un seul moyen : positionner la caméra derrière la voiture, et non pas au-dessus, comme cela existait. Pour la première fois dans l’histoire des jeux vidéos, la rapidité était palpable, sans aucun ralentissement. Et je vous assure que dans ma jeunesse, je me prenais déjà pour Alain Prost ! Et je me demandais pourquoi, oui, pourquoi, il y avait tant de voitures qui me barraient la route. Aujourd’hui, mon permis en poche, sur les routes, je me demande pourquoi, oui, pourquoi, il y a tant de gens sur les routes qui me grillent des stop et me roulent à 20 km/h devant ma voiture (qui n’est pas une Ferrari et qui ne contient pas de belle blonde). Dans Out Run, c’est le même combat, sauf qu’ici, toute notre frustration est effacée : on double dans les virages, on nargue, pas de flics pour nous arrêter, on insulte les pseudo-pilotes qui ne s’écartent pas… J’ai recensé trois catégories de conducteurs : les mecs sympas qui s’écartent du chemin, eux ont compris qui était le boss ; les mecs aveugles qui ne nous voient pas arriver dû à notre impressionnante vitesse et qui restent au milieu de notre trajectoire ; et enfin, les cassos, les jaloux, les abrutis, les gens qui provoquent la guerre et la famine dans le monde : ceux qui viennent vous percuter ou vous empêcher de passer (comme si on avait le temps !). Petit, je les détestais. Grand, m’apercevant de leur existence réelle, je les déteste encore plus. Je remercie Out Run de m’aider à les ridiculiser virtuellement.



Toutefois, attention ! Bien que très arcade, j’accélère, je freine (pas trop), il faut savoir gérer les virages au risque de finir dans le décor avec en prime notre chère Ferrari prise dans un carambolage l’élevant plusieurs mètres dans les airs ! Là encore, petite innovation dans les jeux de voiture, car prendre en compte de tels paramètres n’étaient pas si courant. Et Dieu sait qu’à l’époque, j’ai pu en faire des sorties de route ! Ce qui n’aide pas pour arriver à la fin, le chrono ne faisant pas de social… Rien d’insurmontable toutefois, il faut simplement apprendre à gérer les voitures et bien connaître les virages, les chemins…
Graphiquement, tout défile à une telle rapidité qu’il est difficile d’admirer tous les détails (sauf à l’arrêt, après une collision), par contre, l’arrière-plan est souvent sobre, bien que superbe, montagne, désert, coucher de soleil, et surtout la palette des tons immergent le spectateur dans une impression subtile de paysage reconnaissable, et si cela ne pousse pas la console dans ses derniers retranchements (il faut bien gérer le scrolling parallèle bi-linéaire), les sensations sont excellentes, la fluidité est exceptionnelle, les 293 km/h sont crédibles et encore une fois, mon moi pilote s’y croyait vraiment !



Tous ces éléments donnent envie de poursuivre la route, et ô divine surprise, on s’aperçoit que la musique suit le mouvement ! C’est-à-dire que le ton devient de plus en plus stressant, saccadé, à mesure que l’on se rapproche de l’arrivée ! Ici, pas de petit air qui passe en boucle, une vraie continuité se démarque des canons de l’époque. De plus, il existe quatre morceaux sélectionnables. Oui, quatre pour la Megadrive (au lieu de trois pour l’arcade), dont le mythique Splash Wave, hommage à K2000, qui a certainement influencé Kavinsky, ultra rapide, nous rappelant qu’il n’y a pas de temps à perdre. Les autres mélodies nous invitent à la détente, au vagabondage, à une conduite presque méditative.


Pour terminer, nous sommes dans un jeu, et qui dit jeu, dit challenge ! De quelle manière est donc calculée notre performance ? Par un simple système de score, plus on roule, plus les points augmentent, jusqu’au bonus à l’arrivée, nous obligeant à vouloir refaire encore et encore cette folle traversée, à vouloir améliorer notre conduite, à nous pousser dans nos derniers retranchements. Cela n’annonce t-il pas en fin de compte un chef d’œuvre plus récent, le formidable F355 Challenge ?...



Les émulateurs megadrive
La rom, ici.

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14 Commentaire(s) -


bigvilo - le 28/12/2008, 12:27
Super description bef, ce jeu est en effet super. Mais niveau graphisme et son surtout, je préfère la version Arcade, révolutionnaire au niveau des pistes jouées à l'époque, mais il est beaucoup plus dur que cet épisode MD.


Lenny - le 28/12/2008, 12:40
Excellent chronique, un grand jeu [encore meilleur sur borne que sur console, c'est dire ... tellement en avance sur son temps]. Bien joué Bef


chez.moa - le 28/12/2008, 15:05
Tres bonne chronique ! Pas tres abordable une ferrari mais tu dois pouvoir trouver une blonde pour conduire a tes cotés.


Dark Kariya - le 28/12/2008, 18:23
Bonne chronique, mais pourquoi avoir parlé de la version Mégadrive plutôt que la version Arcade qui est bien mieux ?


Lenny - le 28/12/2008, 19:03
Citation (Dark Kariya @ 28/12/08 - 18:22)
Bonne chronique, mais pourquoi avoir parlé de la version Mégadrive plutôt que la version Arcade qui est bien mieux ?
Comme il l'indique, il n'a pas connu la version Arcade, il parle donc ce qu'il connait et des sensations qu'il a ressenti sur ce support


bef - le 28/12/2008, 20:02
Citation (Lenny @ 28/12/08 - 19:02)
Tres bonne chronique ! Pas tres abordable une ferrari mais tu dois pouvoir trouver une blonde pour conduire a tes cotés.


Oui, ça me parait plus facile (mais la brune à côté serait peut-être pas d'accord...).


Dark Kariya - le 29/12/2008, 00:04
A question con, réponse con.
Merci


DMG - le 29/12/2008, 18:55
Bon boulot!


Bebop - le 29/12/2008, 20:26
Merci pour ce petit retour nostalgique.
L'impression de vitesse était vraiment marquante mais pourquoi les voitures vont-elles toutes dans le même sens?? (d'un autre coté ca serait chaud de les éviter...)


Dark Kariya - le 30/12/2008, 20:56
Citation (Bebop @ 29/12/08 - 20:25)
Merci pour ce petit retour nostalgique.
L'impression de vitesse était vraiment marquante mais pourquoi les voitures vont-elles toutes dans le même sens?? (d'un autre coté ca serait chaud de les éviter...)


A part pour faciliter la tache et faire péter le score plus facilement, je vois pas.


bef - le 31/12/2008, 11:09
Peut-être techniquement impossible aussi...


Ballbreaker - le 05/01/2009, 09:41
Ce jeu est tout simplement l'une de mes toutes premières expériences arcades!

Dans ma ville autrefois, lors de la foire locale, il y avait un stand avec pour unique intérêt ou presque, la borne Out Run! Putain, que d'argent claquée, que d'heures passées sur ce jeu, probablement l'un des plus funs que j'ai connu dans ma vie!

Bien entendu, je l'ai aussi possédé sur MD mais c'est vrai qu'on était dix crans au dessous malgré un honnête portage.

Merci de cette chronique en tout cas

PS: Des fois, je me surprend encore à siffloter l'une des musiques de ce jeu...


seb_astien_ - le 23/05/2010, 10:12
Excellent jeu et excellente chronique
Avis à tous les fans d'Out Run, ne passez pas à coté de la version SegaSaturn japonaise qui est pour l'heure la version ultime de ce classique de l'AM2, dépassant même la version arcade avec un frame rate supérieure.


Lenny - le 23/05/2010, 10:29
Sinon y a la version Dreamcast qui offre aussi la compatibilité avec l'analogique
Pas sûr du 60 fps sur cette version par contre.

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