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AS #011 - Prince of Persia, Les trois mille six cent et une secondes..., Amiga

Par zordric, le 22/02/2007, 22:37


Sorti en 1990 par Jordan Mechner sur Amiga
Jeu type aventure/action


Il était une fois une princesse qui refusait d’épouser le grand vizir Jaffar. Celui-ci, à bout de patience, vint donc la voir un soir et lui exposa l’ultimatum suivant : « Épouse-moi… Ou péris dans l’heure qui suit. »
Elle se disait secrètement que son bien-aimé viendrait la sauver. Ce qu’elle ignorait, c’est que le brave jeune homme croupissait déjà dans les geôles du Grand Vizir et que, bien que cela le rapprochât de notre princesse, il n’en éprouverait pas moins de difficulté pour venir à son secours.

L'ultimatum

Voici donc votre quête : vous avez une heure pour sortir de prison, tuer le Grand Vizir et récupérer la princesse.

Regard sur une prison et un palais perse

Bon, nous n’avons qu’une heure devant nous, mais regardons déjà où nous sommes piégés. Une chose est sure, les prisons sont spacieuses en Perse, avec de longs couloirs et de nombreux étages ! Certes, c’est un peu poussiéreux, les dalles ont tendance à s’effondrer sur notre passage avec en plus des pièges sous les dalles et des pics acérés qui sortent d’autres dalles à votre arrivée, mais cela pourrait être pire !

En réalité, il s’agit plus d’un labyrinthe que d’une prison et si l’on regarde bien, la prison est bien plus grande que le palais qui se trouve dans le même état. Heureusement que les murs changent de couleur, sinon on se croirait toujours dans la prison. Ce n’est pas parce que le calife est parti à la guerre qu’il faut se laisser aller ! Pensez à faire des travaux quand vous serez Prince de Perse (si j’avais eu à faire la suite immédiate, voici ce que j’aurais fait).

A gauche, le palais. A droite, les geôles.


En outre, on trouve de tout dans cette prison : des squelettes, du poison, une épée, des potions de soins ou de lévitations ainsi que des gardes. D’ailleurs, à bien y réfléchir, je pense que les gardes ne sont que des prisonniers ayant une conscience professionnelle que l’on souhaiterait voir dans le service public. Mais trêve de plaisanteries, revenons au jeu.

un aperçu de ce qui traîne dans les prisons perses.

Graphiquement, c’est assez simple mais efficace. N’oublions pas que la première version du jeu sur Apple II n’a été réalisée que par un seul bonhomme, Jordan Mechner, et le travail abattu est colossal ! Mais les graphismes ne sont qu’un pâle reflet du travail et des innovations de Prince of Persia.

Difficile d’être un héros !

Le jeu mélange habilement deux phases : des passages avec franchissement de plates-formes et des séquences d’escrime. Et voilà ce qui nous mène directement à la jouabilité et à l’animation. Vous resterez scotché par ce que peut faire notre Prince de Perse alors que vous n’avez qu’un joystick et un bouton ! Le personnage répond impeccablement, court, saute, se rattrape au bord de plaques avec grâce et combat mieux que Laura Flessel ! Si les premiers combats semblent faciles, vous verrez qu’ils deviennent assez rapidement techniques avec des alternances parades/attaques à un rythme endiablé digne d’un film de cape et d’épée. Et nous ne sommes qu’en 1990 ! Voilà ce qui m’a vraiment épaté pour l’époque et je n’ai pas encore parlé de l’animation. La fluidité et le réalisme des mouvements des personnages sont tout simplement époustouflants. On croirait de vrais mouvements. Je n’ai appris que récemment comment cette prouesse a été possible. Jordan Mechner a passé des heures à visionner des films de mouvements de son frère vêtu de blanc, selon une technique semblable à la rotoscopie. Voici donc l’ancêtre du Motion capture exploité par notre concepteur de jeux vidéo en herbe.


Quant aux séquences de plates-formes, vous finirez empalé quelques fois avant de trouver le truc pour certains passages (sauf si vous êtes extrêmement doués ou de fieffés tricheurs…). Mais parlons de deux innovations majeures de ce jeu pour l’époque, du moins ce que j’ai ressenti à l’époque avec mes 5 années d’expériences des jeux vidéo.

Deux des nombreuses façons d'être "ralenti" dans Prince of Persia .


La course contre les sables du temps.

Vous avez une heure pour finir le jeu, et ce n’est pas une façon de parler ! Le temps s’écoule en bas de l’écran et ce déroulement du jeu en temps réel sans pauses ni sauvegardes est une vraie révolution (mais avec un émulateur, ceci n'est plus un problème pour ceux que cela terrorise). Vous stressez quant cela fait trois fois que vous périssez dans le même niveau et que vous voyez que vous avez perdu 6 précieuses minutes…

Le temps passe et ne revient plus...


En effet, comme vous l’avez surement deviné (car vous avez l’esprit vif et le regard perçant), vous ne mourrez pas vraiment dans Prince of Persia. Si vous tombez de trop haut où finissez empalé, vous recommencez le niveau, mais le temps, lui, ne s’arrête pas. le jeu finira donc au plus tard au bout d’une heure. L’autre innovation qui semble une évidence pour les plus jeunes d’entre nous, la barre de vie. En effet, c’est la première fois qu’apparaît un personnage qui résiste à des coups d’épée ou à certaines chutes et qui peut refaire le plein de vie grâce à des potions, c’est un vrai changement dans le domaine du jeu d’aventure/action. Je parle ici de mémoire et ne garantis pas qu’il n’y ait pas eu d’autres précurseurs, c’est le jeu qui m’a marqué à l’époque pour ces innovations là.

En bref, vous l’aurez compris, c’est un jeu qui a été une révolution pour l’époque et qui a été adapté sur tous les supports de l’époque et qui a connu de nombreuses suites sur les consoles récentes. L’apparition du temps réel et de la barre de vie, la fluidité de l’animation, les joies du labyrinthe et les combats à l’épée valent vraiment que l’on s’attarde sur cette petite perle qui a été la source de nombreuses inspirations.

Avec un peu de chance, tout ira bien

Je vous remercie d’avoir lu cette chronique en espérant qu’elle suscitera une envie de (re)découvrir ce jeu. Que cette chronique soit ou non à la hauteur du soft, n’hésitez pas à poster un commentaire pour encourager le rédacteur ou l’aider à améliorer cette chronique.


Un petit truc qui vous fera perdre du temps si vous n'avez pas le mode d'emploi de la version originale... Vive les systèmes anti-copies sur micro-ordinateurs!


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La version française du Prince de Perse.
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3 Commentaire(s) -


Lenny - le 22/02/2007, 22:45
Que de souvenir
J'y joué sur CPC moi, précurseur de la "plateforme" en général et directement lié à ces successeurs que sont another world et flashback, LE jeu culte de l'époque.

Je doute y rejouer ... je n'ai plus la patience d'antant ... et je me souviens combien ce jeu était difficile.

Merci pour cette chronique, très bien écrite et mise en page au passage


Avens - le 22/02/2007, 22:55
Citation (Lenny @ 22/02/07 - 22:44)
Que de souvenir
J'y joué sur CPC moi, précurseur de la "plateforme" en général et directement lié à ces successeurs que sont another world et flashback, LE jeu culte de l'époque.

Tu me sors les mots de la bouche, Lenny...

Et je confirme qu'il était extrêmement difficile à terminer (honte sur moi: j'avais du tricher pour voir la fin, à coup de poke & cie... ).

Merci Zordric le Grand de nous remémorer cette belle époque ...maintenant si lointaine...


crapulax - le 24/02/2007, 19:48
salut

Superbe chronique oldies d'un excellent jeu ,beaucoup d'heures passées sur la version amiga.

A noter une très bonne version sur supernintendo.

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