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CR #057 - Garou : Mark of the wolves, Neo Geo

Par bef, le 17/01/2007, 21:41

GAROU : MARK OF THE WOLVES
Sorti le 26 novembre 1999 au Japon




Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas vraiment fan des jeux de combat, j’aime y jouer de temps en temps, mais je n’apprends pas toutes les prises comme un dingue pour sortir des enchaînements de folie avec du bruit, de la fureur et du sang.
De plus, plusieurs éléments inhérents à ce type de jeu reviennent continuellement :
- L’ordinateur triche.
- On se fracasse les doigts et on se retrouve avec des crampes et des ampoules.
- Les défenses marchent quand elles veulent (ou alors je suis trop mauvais).
- Impossible de sortir les combos qu’on a travaillé des heures et des heures.
- Plus on avance, et plus l'adversaire est insensible aux coups, alors que notre perso se fait battre en se prenant une claque.
- L’ordinateur fait ce qu’il veut avec les combos et les défenses.
- Donc il triche.

Et bien dans Garou : Mark of the wolves, c’est pareil. Pourquoi en faire une CR, sous-entendu pourquoi je l’apprécie ? Facile, grâce à Bone Jenet.



Voilà, merci d’avoir lu ce fabuleux article, see you later space cowboy !





















Comment ? Le texte est trop court ? Ok, étoffons tout cela.



Un peu d’histoire… Alors non, Garou : Mark of the wolves n’est pas le nouvel album anglais d’un chanteur venu du Québec, mais est en réalité un nouvel épisode de la série Fatal Fury. Je dois avouer que je n’ai jamais joué à un seul Fatal Fury, donc, pour ne pas faire d’erreur et ne pas rapporter sans réfléchir des sources internets, je préfère simplement vous narrer l’introduction du jeu. On y voit, dans un flashback, Terry Boggart essayant de sauver un ennemi (je crois, il a l’air méchant avec son sourire sadique), mais ce dernier tombe dans les limbes de la mort. S’en suit une présentation des douze personnages, ils ont tous l’air sympas, possèdent leur propre style de combat et ont l’air d’avoir une bonne raison de rencontrer le Boss (qui fait parti d’un des deux perso cachés). A la fin du jeu, on pourra toujours en apprendre un peu plus, selon la personne que nous aurons préalablement choisie. Ce n’est pas fantastique, mais de toute façon y a-t-il une bonne raison pour se taper sur la gueule ?



Et maintenant, passons à la claque qui m’a poussé à approfondir le jeu (hormis Bone Jenet, bien sûr) : les graphismes. Je ne comprends pas, comment à une époque où les développeurs avaient atteint une telle perfection de la 2D, que les gens se ruaient sur une 3D moche, avec des polygones se rentrant dedans et une texture digne d’un monochrome. Basé sur ceux de Last Blade, les pixels s’enchaînent dans une animation limpide, tout est magnifique, les arrières plans, où l’on voit souvent les interactions avec le combat au premier plan (d’ailleurs, sur certains stages, une évolution a lieu : d’abord la journée, puis l’après-midi, et enfin la nuit), où bien les personnages, avec les plis des habits lors des mouvements. Je crois que SNK a mis tout ce qu’ils ont pu sur ce jeu. Sans oublier les petites animations au début et à la fin des combats, et pour finir sur ce point, les artworks, sublimes. Bref, regardez les images, mais surtout, goûtez à la fluidité du jeu.
Porté par une musique limpide, créant une atmosphère pour chaque personnage, un peu jazzy, house parfois, le joueur est pris dans les combats, espérant pouvoir atomiser son adversaire. Ce n’est qu’un espoir vers la fin du jeu, bien sûr.



Car la difficulté, comme beaucoup de jeux de combats, est assez élevée. Alors oui, au début, on s’acharne sur le mec en face sans que celui-ci ne fasse un mouvement, mais plus on se rapproche du boss, plus c’est le mec en face qui s’acharne sur le joueur. Heureusement, un des plaisirs ultimes (et qui permet de se forger son propre style), est le mode 2 players. C’est vraiment là que le stress monte, que les joueurs se regardent, se jaugent, crient dans un moment ultra tendu, se battent dans la réalité, détruisent le stick, la maison et le quartier.



Mais difficile d’être mauvais joueur en sortant des excuses du style : « c'est le cycle lunaire, il m'empêche de bien jouer, c'est pas dur de me battre quand je suis pénalisé ». Non, ici, tout répond parfaitement. Après un petit temps d’adaptation, il n’est pas difficile de rentrer des combos assez simples, permettant des explosions de lumières, des effets de folies, des éclairs traversants l’écran, des gens volant dans les airs, avec des visages proches de la caricature, afin de ressentir leur douleur. Les combos, donc, ne sont pas difficiles, on appuie sur deux boutons en même temps, ou un quart de cercle et basta, on a les bases (merci Street Fighter 2). Il sera alors possible de complexifier les touches afin d’optimiser votre rendement de hits. Avant de vous parler de ce système, parlons de tout ce qui donne son charme au jeu : le gameplay.



Comme dans beaucoup de jeux de baston, vos petites mains ont la possibilité de bouger à un rythme effréné en appuyant sur tous les boutons en même temps, n’importe comment, sans aucun timing, technique que j’ai souvent utilisé en découvrant le jeu. Et que j’utilise encore beaucoup dans les moments où je n’ai plus aucun espoir. Et qui ne marche pas d’ailleurs.
Après avoir choisi votre perso et avant de se castagner, vous avez la possibilité de choisir votre barre « top ». Qu’est-ce donc ? Quand la barre d’énergie atteint la jauge top, plusieurs éléments s’enchaînent : l’énergie remonte, les coups sont plus puissants, et elle permet de créer une attaque spéciale en appuyant sur deux boutons. Très intéressant donc, mais il faut savoir où placer cette jauge…
Ensuite, beaucoup de termes techniques permettant d’offrir à nos yeux émerveillés des attaques exceptionnelles, je vous laisse le plaisir de les trouver. Mais je suis obligé de parler de cette barre en bas de l’écran. Au moment ou elle atteint le stade fatidique de « P power », il est conseillé de sortir un combo assez mortel, permettant des coups hallucinants dans un décor devenu noir, contrastant avec les effets lumineux, achevant nos yeux devant cette beauté artistique. Ceci est bien pratique afin de combiner les coups de plus en plus rapide, et donc de faire un maximum de hits.



Concluons sur le point important : le fun, encore et toujours, des moments jouissifs amènent Mark of the wolves au panthéon des jeux de combats (2D et 3D confondus). Que ce soit pour passer ses nerfs sur le virtuel, où amener les mouvements à un aspect digne des arts martiaux, ou simplement pour s’émerveiller sur la limpidité, les couleurs ou les paysages détaillés. Bref, un moment de décompression, que du bonheur en perspective !


La page émulateur Neo Geo
La rom
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8 Commentaire(s) -


jinmu - le 20/01/2007, 16:13
Une chronique bien sympa sur un jeu que j'avais bien aimé presque autant que Capcom vs snk 2 à l'époque de fin de la regrettée dreamcast vers 2001 D'ailleurs avant de m'étendre au risque de faire un comparatif , ces deux jeux se complètent réellement et méritent de figurer dans votre ludothèque .

Sinon , juste quelques petites précisions sur l'histoire , qui c'est vrai n'est pas l'élément essentiel pour ce type de jeux .
Citation
Terry Boggart essayant de sauver un ennemi (je crois, il a l’air méchant avec son sourire sadique), mais ce dernier tombe dans les limbes de la mort.

Il s'agit de Geese Horward , qui est le boss du premier Fatal Fury , Cette scène est très connue , et on retrouve Geese participer à de nombreux King of fighters . Je me souviens qu' il s'agissait d'une des images de fin du premier Fatal Fury . Après , dans Mark of the Wolves , son fils Rock Horward est le héros du jeu , et si je dis pas de bêtises il a été éduqué par Terry Borgard .

Un dernier truc , au niveau de la jouabilité , c'est vrai que les coups spéciaux et furies sortaient facilement ce qui augmentait la tension des combats .

Enfin , au niveau du gameplay il y avait pas mal de petites finesses comme des casse gardes si ma mémoire est bonne . Mais , là , il faudrait que je m'y remette , ce que tu m'as donné envie de faire .


bef - le 23/01/2007, 19:42
Merci de ces précisions.

Pour le scenar, exact, Rock est bien le fils adoptif de Terry, un héros recherchant ses origines. Bon après c'est des détails, ce n'est pas le plus important, et la seule manière d'en découvrir plus, c'est de finir le jeu (et de jouer aux fatal fury).

Capcom vs snk 2 est également très bon, même si pour ce jeu, je ne me suis pas attardé sur les détails.


seb_astien_ - le 08/02/2007, 21:37
Citation (bef @ 17/01/07 - 21:41)
De plus, plusieurs éléments inhérents à ce type de jeu reviennent continuellement :
- L’ordinateur triche
- On se fracasse les doigts et on se retrouve avec des crampes et des ampoules
- Les défenses marchent quand elles veulent (ou alors je suis trop mauvais)
- Impossible de sortir les combos qu’on a travaillé des heures et des heures
- L’ordinateur fait ce qu’il veut avec les combos et les défenses.
- Donc il triche.


Non l'ordinateur ne triche pas, tu es juste très très très mauvais (désolé) ou peut-être que tu joues avec une manette PS2.
La prise est parfaite avec le pad Neo Geo qui est le meilleur des pad même encore aujourd'hui. SEGA l'a même réédité dans une version pour PS2.
Les défenses marchent quand tu fais la bonne combinaison.
Jamais il n'a été aussi facile de sortir des combos sur un jeu SNK, KOF 2003 exclu. J'en veux pour preuve, ils sont réalisables sous MAME avec le clavier...
Ce genre de jeu est destiné à des core gamers et comme les shoots la difficulté doit être des plus importantes pour les maintenir en haleine. Mais je ne trouve pas Garou des plus difficiles, d'autant plus que la gestion des plans a disparu dans cet épisode, simplifiant grandement la jouabilité.


Citation
On y voit, dans un flashback, Terry Boggart essayant de sauver un ennemi (je crois, il a l’air méchant avec son sourire sadique), mais ce dernier tombe dans les limbes de la mort.


Il s'agit de la scène de fin de Real Bount 1. Une nouvelle époque commence avec Garou.

Citation
les gens se ruaient sur une 3D moche, avec des polygones se rentrant dedans et une texture digne d’un monochrome.
Et ils font tous bééééé bééééé


Citation
Car la difficulté, comme beaucoup de jeux de combats, est assez élevée.
Elle est très progressive et réglable. Et puis on est sur Neo Geo ici, c'est pas un jeu grand public à la Capcom !

Citation
des moments jouissifs amènent Mark of the wolves au panthéon des jeux de combats (2D et 3D confondus).
Je ne dirais pas le contraire


bef - le 09/02/2007, 18:47
Citation (seb_astien_ @ 08/02/07 - 21:36)
Non l'ordinateur ne triche pas, tu es juste très très très mauvais (désolé) ou peut-être que tu joues avec une manette PS2.


Ah, oui peut être, mais personne ne peut nier le fait que lorsqu'on joue pour la première fois à un jeu de combat, on a bien l'impression que l'intelligence artificielle anticipe les mouvements. Mais après, une fois qu'on a compris le système, il est clair que c'est au bout d'un certain temps d'acharnement qu'on s'aperçoit de toutes les subtilités de ce type de jeu.
Ce n'est pas une question d'être très très très mauvais donc, même le champion du monde des jeux de combat a du perdre un combat la première fois qu'il jouait, il n'avait pas l'étincelle de Dieu qui lui a permis de trouver toutes les parades. C'est à force de persévérance qu'on devient de plus en plus performant.
Pour la difficulté, perso je joue direct dans le mode le plus élevé, au moins, c'est fait.

De plus, je parlais des jeux de combat en général, il est assez difficile de se mettre dans le bain immédiatement. Comme tu le dis, ces jeux sont plûtot destinés aux hardcores gamers.
Après, ça ne tient qu'à moi, mais je n'ai pas vraiment envie de m'acharner à taper sur un type, d'où peut-être cette envie de ne pas pousser le soft à fond. Même si pour Garou, je suis allé assez loin (ben sinon je n'en aurais pas fait une CR), vu que j'ai trouvé ce jeu assez exceptionnel dès que j'y ai joué.

Il s'agissait surtout d'une analyse un peu frustrante de notre découverte des jeux de combat, et qui me permettait de présenter de manière originale le jeu. Je pense que les (rares) personnes qui ont lu le texte ont pu se dire "ouais c'est vrai, on a l'impression qu'il triche l'ordinateur". Ceci afin de créer une atmosphère un peu plus joviale que le simple texte expliquant le scénario, magnifiant les graphismes, etc...

P.S : Je suis très très très mauvais, mais regarde qui est en tête du classement du ZANC...


zordric - le 10/02/2007, 14:15
Félicitation Bef, il s'agit encore une fois d'une bonne chronique.

Citation (bef @ 09/02/07 - 18:46)
P.S : Je suis très très très mauvais, mais regarde qui est en tête du classement du ZANC...


Pour le ZANc, c'est normal puisqu'il n'y a pas eu de jeux de baston


bef - le 10/02/2007, 17:22
Fallait pas le dire !


sneak - le 19/04/2007, 03:15
Une petite précision: en fait il y a deux intros, celle en flashback et celle qui présente les combattants.

Je me suis commandé ce jeu en MVS, je le recevrait bientôt j'espère (il est pas encore parti, je l'ai commandé à un mec qui fait de super prix mais faut pas être trop pressé...). En fait il me fallait un jeu de castagne et j'adhère pas du tout à KOF, je préfère les fatal fury, plus proche du gameplay de street fighter que je connais bien pour avoir passé une partie de mon enfance dessus. Je pensais me prendre realbout 2 ou realbout special mais j'ai pris garou finalement pour la rapidité du gameplay. Et en effet les graphismes sont assez hallucinant, incomparables avec les débuts de la console comme les premiers fatal fury par exemple. On passe de quelque chose entre le CPS1 et le CPS2 à quelque chose qui s'approche de la qualité graphique et de la rapidité d'animation du CPS3.


jackchatelet - le 23/04/2007, 00:53
Au passage je rajoutes quelques screenshots "capturés" avec Winkawaks 1.58 et la rom garoubl.zip



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