Sega n’ayant pas eu le succès escompté avec sa console 8 bits, la Master System avait du se contenter d’une seconde place derrière la « Nes », la console 8 bits de Nintendo.
Mais en 1989, Sega voulait cette fois-ci devenir le leader du marché avec sa nouvelle machine, grâce à la « MK-1601 » de son nom de prototype ou Megadrive de son nom commercial (Genesis aux USA).
Grâce à cette console 16 Bits, Sega pensait arriver à ses fins et gagner la compétition contre son « rival » en sortant un modèle surpuissant pouvant profiter facilement de titres phares sortis en arcade. De plus en ayant l’avantage d’être sortie avant la machine de Nintendo, elle avait tout pour réussir !
Index :**************************************************1 - Introduction, création du projet :Sega n’ayant pas eu le succès escompté avec sa console 8 bits, la Master System avait du se contenter d’une seconde place derrière la « Nes », la console 8 bits de Nintendo.
Mais en 1989, Sega voulait cette fois-ci devenir le leader du marché avec sa nouvelle machine, grâce à la « MK-1601 » de son nom de prototype ou Megadrive de son mon commercial.
Grâce à cette console 16 bits, Sega pensait arriver à ses fins et gagner la compétition contre son « rival » en sortant un modèle surpuissant pouvant profiter facilement de titres phares sortis en arcade. De plus en ayant l’avantage d’être sortie avant la machine de Nintendo, elle avait tout pour réussir !
De plus pour les possesseurs de la Master System, Sega a rendu sa 16 bits rétro-compatible grâce à l’adaptateur « Master System Converter », qui n’est malheureusement pas compatible avec la Megadrive 2 (une question de forme des coques dû au relookage).
Cette « rétro-compatibilité » permettait d’avoir une multitude de bons jeux sur la console, et permettait aussi de rejouer aux jeux sortis à l’époque sur cartes, grâce au lecteur incorporé.
2 - Caractéristiques techniques :Pour sa nouvelle console 16 bits, Sega utilise le célèbre 68000 de Motorola (comme de nombreuses machines de la même époque telles l'Atari ST, les ordinateurs de marque Amiga...) mais il est aussi déjà utilisé en arcade par la firme dans le fameux « System 16 » d’arcade.
Le bus 16 bits de ce processeur est un bus externe et de 32 bits en interne (un peu comme un 386 SX ou un 486 SX dans le monde des ordinateurs « Windows » ).
Le CPU de la Megadrive est cadencé à 7,6 MHz au lieu des 10 MHz du System 16 et un second processeur est présent, un Z80 cadencé lui à 3,5MHz (comme de nombreux ordinateurs et consoles 8 bits telles la Master System).
Sa résolution est de 320 lignes sur 244 points verticaux. La console utilise 4 palettes (une palette par plan) de 16 couleurs parmi 512 couleurs.
La palette graphique un peu pauvre est une chose qui sera souvent reprochée à la Megadrive par comparaison avec la Super Nintendo.
Au niveau de l’animation, elle est capable de gérer 80 sprites de 32X32 pixels maximum ,sur plusieurs « spotlines », ce qui est par contre très bien pour l’époque !
Pour les effets graphiques, tout doit être programmé, ce qui est l'un de ses défauts. Certains jeux ont cependant de nombreux effets programmés de manière magnifique comme Mickey Mania.
Le son est géré à l’aide du chipset « Yamaha YM2612 », qui permet un son en 10 voies stéréo, dont trois d’entre elles en « PSG ». Quant au son, il est en 10 voies stéréo avec 3 voies PSG, 6 voies F.M. et 1 voie PCM (Pulse Coded Modulation, technique sonore offrant une restitution des sons plus réalistes, c’est un format comparable à l’encodage « wav » sur micro ordinateur), et enfin 6 autres voies sont en « FM ».
Le PCM est par exemple le format qui donne la célèbre voix digitalisée qui dit « SEEEEGAAAAA !!! » au démarrage de certaines cartouches quand apparait le logo bleu de la marque.
Pour ce qui est de la mémoire, elle possède 74 Ko de mémoire vive et 64 Ko de mémoire vidéo. Les cartouches ont une capacité de 1,5 Mo en moyenne, certaines vont même jusqu'à une capacité de 4 Mo (par exemple : Sonic 3D Blast).
3 - Un succès de courte durée :Ayant une puissance plus qu’honorable à sa sortie, un prix compétitif, et de bons jeux dès ses débuts grâce aux apports de l’arcade du System 16 (comme Golden Axe par exemple), les ventes dans les premiers temps furent très bonnes grâce en particulier à des campagnes publicitaires mémorables et la puissance de calcul de la machine.
(Qui ne se rappelle pas de « Sega c'est plus fort que toi » ?) .
Mais la sortie de la Super Nintendo en Novembre 1990 au Japon et en 1991 en Europe (pour un prix de 228 € c’est à dire 1490 F) lui fut fatale, surtout du fait de ses effets graphiques en mode 7 très impressionnants à l’époque et des couleurs bien plus chatoyantes, face à quoi les performances de la Megadrive ne pouvaient rivaliser.
Jusqu'en 1992 la mascotte de la firme fut Alex Kid, mais Sega ne lui trouvait pas assez de charisme. Il fut donc créé en 1992 un hérisson rapide du nom de Sonic pour représenter la marque.
Le jeu de cette nouvelle mascotte deviendra un des plus grands succès du monde du jeu vidéo !
Le principal rôle de cette mascotte était de redorer le blason de la marque, et d’assurer les ventes de la console.
Mais malgré tous ces efforts fournis, la firme au « hérisson bleu » reste bonne seconde derrière la Super Nintendo en terme de ventes, surtout à cause de mauvaises ventes au Japon.
Ces quelques défauts techniques vont lui porter grandement préjudice, tout particulièrement le faible nombre de couleurs affichables à l'écran et la nécessité de programmer tous les effets graphiques, alors que sur la Super Nintendo toute la programmation est simplifiée par ses coprocesseurs.
Heureusement, les animations, souvent de très bonne facture, et les très bonnes bandes son sauvent la Megadrive et lui ont permis de conserver une bonne place jusqu'à nos jours, d'ailleurs certains jeux tirent très bien parti des couleurs affichables comme les fantastiques Thunder Force 3 et 4 !
4 - Sega, le roi des évolutions :Sega a apporté plusieurs évolutions et divers addons à sa Megadrive.
La première version se distingue par sa sortie casque en façade et son potentiomètre rectiligne sur le dessus pour régler le niveau de son sans passer par la télévision. Cette version fut commercialisée de 1988 à 1993.
Le second modèle de Megadrive qui lui succéda fut la Megadrive II, un peu plus petite, voire plus jolie car d’un style résolument plus moderne. Elle abandonne prise casque et potentiomètre, tout ceci pour faire baisser ses coûts de production et donc son prix de vente, essayant ainsi de gagner des parts de marché sur son principal concurrent, c’est à dire Nintendo.
Une extension CD apparut durant l'année 1991 sous le nom de Mega-CD (Sega-CD aux USA). Il sortira en 2 versions comme pour la Megadrive, la seconde étant un relookage de la première version comme pour la Megadrive.
Ce lecteur permettait de lire le média CD-ROM à la vitesse de 1X, et de faire grandement baisser les coûts de production des jeux. Ce fut un semi échec commercial pour la marque étant donné que la console était bridée aux performances graphiques de la Megadrive, surtout au niveau des couleurs. Les éditeurs n’ont que peu programmé de bons titres sur cette machine.
La seconde version du Mega-CD, le Mega-CD II, fut fabriqué en 1994 pour coller au nouveau look de la Megadrive II.
En 1994, arrive le 32X (Mars, de son nom de prototype), une autre extension pour permettre d’augmenter les performances de la Megadrive et de la transformer en une console 32 bits de hautes performances pour l’époque !
Certains jeux allaient même jusqu'à combiner les extensions, par exemple le jeu « Supreme Warrior » dont une version spéciale utilise le Mega-CD et le 32X en parallèle pour améliorer les graphismes.
Le 32 X fut encore un pire échec commercial pour Sega que le Mega-CD et fut rapidement abandonné ! Mais pourquoi un tel échec ?
Tout d’abord le 32X n’a connu que très peu de titres et la sortie tardive de cet addon (1994) était trop proche de la sortie de la Saturn.
Les joueurs ont donc naturellement préféré attendre la sortie de la Saturn, plutôt que d’investir dans cette « machine », bien qu’ayant des performances 3D remarquables !
5 - Les accessoires divers :On peut aussi noter la création de quelques autres accessoires comme la manette spéciale à 6 boutons créée pour « Street Fighter II » ou bien un modèle portable de Megadrive nommé Nomad, une machine assez rare de nos jours.
Mais il fut aussi développé un système permettant le jeu en réseau sans fil ! Sega était vraiment un précurseur en matière de jeu vidéo ! Ce sont pourtant ces évolutions qui lui ont porté préjudice auprès du grand public qui ne lui accorda plus sa confiance suite à ses nombreux essais techniques hasardeux.
6 - Conclusion :Ces grands échecs successifs firent que Sega préféra commencer la création de la Saturn, pour éviter d’accumuler les pertes financières qui commençaient à devenir lourdes.
La Megadrive termina sa carrière commerciale en 1997, elle connut des titres formidables et même de la 3D comme avec « Virtua Racing » ou bien « Duke Nukem 3D »... Bien que « seconde », c’est une machine formidable !
7 - Fiches résumés techniques :- Modèle : Megadrive (Japon et Europe), Genesis (USA)
- Année / Prix : 1989 / 300€
- CPU : 2 processeurs : CPU 6800 Motorola 16/32 bits à 7,6 MHz et un Z80 3,5MHz.
- RAM : 74Ko plus 64Ko pour la vidéo
- ROM / Cartouches : De 1,5 Ã 4 Mo.
- Graphismes : Résolution maximum : 320X244 , 4X16 couleurs affichables sur 512.
- Mémoire de masse : port cartouche 16 bits de 4 Mo maximum (32 Mbit).
- Nombre d’unités vendues dans le monde : 35 millions !
**************************************************- Nom : Mega-CD (Japon & Europe), Sega-CD (USA)
- Année : 1991 (Japon), 1992 (USA), 1993 (Europe)
- Processeur central : Motorola 68000 + processeur graphique
- Vitesse processeur : 12,5 MHz
- Vitesse lecteur CD : simple (1X)
- Transfert CD : 150k/seconde
- Mémoire : 6 Mbit RAM, 64 Kbit backup RAM, 128 Kbit cache CD
- Couleurs affichables simultanément : 16 par plan (soit 64)
- Son : 8 voix PCM stéréo, 16 bits D/A convertisseur
**************************************************- Année : 1994 (Japon), 1995 (USA & Europe)
- Processeur central : 2 Hitachi RISC 32 bits à 23 MHz
- Coprocesseurs : 32X VDP + Motorola 68000 et Z80 de la Megadrive
- Graphismes : 50 000 polygones/seconde et une palette de 32 768 couleurs affichables
- Mémoire du système : 512K, soit un total de 4 Mo avec la Megadrive et le Mega-CD
- Son : PCM stéréo géré par le processeur interne de la Megadrive à 3,5 MHz.
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