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Club dorothée

Par kokoshka, le 20/02/2005, 15:52



Le but de cette page est de faire ressortir les souvenirs enfouis en vous du Club Dorothée en vous permettant de revoir le premier épisode des séries de cette émsission. Le contenu textuel de cette page est grandement inspiré du site http://clubdo.free.fr/, Donc pour en savoir plus : allez sur ce site !

Après avoir animé de 1978 à 1987 l’émission “Récré A2” (A2 pour Antenne 2, ancien nom de France 2), Dorothée débarque sur TF1.
“Le Club Dorothée” débute le 2 septembre 1987 et très vite devient l’émission préférée des enfants. Encadrée par une équipe d'amis transfuges d'A2 (Ariane, Patrick et Corbier), son ami Jacky (qui présentait quelques mois plus tôt Vitamine sur TF1) et un orchestre, Les Musclés, Dorothée débarque avec une programmation faite dans un premier temps de rediffusions, mais innove dès 1988 avec de nombreuses séries japonaises à succès.
L'émission s'achève le 30 Août 1997 après 10 ans de monopole sur les émissions jeunesse (+50 % de part de marché le Mercredi apres midi !).

I. L'Age d'or (1985-1990)
  • Un contexte de concurrence

    Tout d'abord, il faut se souvenir des conditions qui amènent Dorothée et ses amis à tout miser sur les dessins animés japonais. A l'époque, TF1 a perdu la première manche : en 1978, Goldorak était diffusé sur A2 et les séries concurrentes de TF1 (La Bataille des Planètes) avaient moins bien marché. De 1978 à 1987, Récré A2 est sans conteste l'émission phare de la jeunesse. Toutefois, La Cinq débarque en 1986 et propose dès 1987 une batterie de nouveaux dessins animés qui connaissent un succès rapide : Embrasse-moi Lucile, Princesse Sarah, Jeanne et Serge, Olive et Tom, Flo et les Robinsons Suisses, Max et Compagnie, etc... Bon nombre de ces séries seront d'ailleurs reprises par le Club Do après la mort de La Cinq...

  • L'arrivée de Dorothée

    Quand Dorothée arrive sur TF1, le Club commence par reprendre des succès confirmés (Candy, Goldorak, Jayce), mais dès 1988 innove avec des séries japonaises, bon marché et bonnes en audience : Le Collège Fou Fou Fou, Juliette je t'aime, Lamu et surtout les Chevaliers du Zodiaque, qui rapportent gros grâce aux nombreux et chers produits dérivés qu'ils génèrent. La série tournant en rond après deux ans, c'est Dragon Ball puis Dragon Ball Z qui prennent la relève avec encore plus de succès. C'est la "folie manga".
II. Révolte (1990-1993)
  • Ken, ennemi n°1

    Mais ces séries japonaises ne sont pas vues d'un bon œil par la presse et les associations de parents d'élèves qui leur reprochent leur violence. Ken le survivant, qui ne raconte que meurtres et sévices corporels, fait porter l'affaire au CSA. La série est déprogrammée. Peu de temps après, TF1 doit faire ses excuses avant le 20H00 suite à une scène jugée trop violente dans Dragon Ball Z. Le discrédit est porté sur l'ensemble de la production nippone, dès lors critiquée avec virulence, et l'on ne voit guère que Ranma 1/2 ou Nicky Larson de neuf.
    Les merveilleux dessins animés pour enfants

    En revanche, on loue les gentilles petites séries aseptisées pour enfants : Babar, Les petits malins, Winnie l'ourson, Mimi Cracra, etc... Ces séries, européennes pour la plupart, sont destinées à un public très jeune (0-6 ans) et reçoivent naturellement un très bon accueil. La presse, dont Télérama, se déchaîne par contre envers les séries pour adolescents du Club : c'est bien connu, les ados ne regardent pas les dessins animés. Longtemps chasse gardée de France 3, ce créneau fait l'objet des convoitises de TF1 depuis l'arrêt du Club.

  • Conséquences

    Les critiques du CSA entraînent alors une baisse du nombre de séries nipponnes diffusées (le Club n'en diffuse plus aucune le mercredi après-midi après 1992) et la multiplication de nombreuses censures dans les épisodes, nuisant parfois gravement à la cohérence des séries. Par ailleurs, les dessins animés sont remplacées par d'innocents sitcoms AB Productions, dont la bêtise lénifiante est aussi grande que leur multitude d'épisodes : Hélène et les Garçons qui se poursuit dans Le miracle de l'Amour puis Les Vacances de l'Amour (encore là en 1999), Premiers baisers puis Les Années Fac, Salut les Musclés, Les Filles d'à côté, Le Miel et les Abeilles, La Philo selon Philippe, L'Ecole des passions etc... Parallèlement à cela, un vrai marché parallèle se développe : les fans d'animation commencent à s'organiser, à faire des conventions... Un commerce va naître.
III. Renaissance (1993-...)
  • Développement d'un marché parallèle

    Frustrés, les fans se regroupent et les industriels se rendent compte du potentiel commercial. Ainsi les mangas (bandes dessinées format poche en noir & blanc dans lesquelles on trouve le scénario original de la plupart des dessins animés) traduits arrivent en France, puis le marché des vidéos se développe : les séries cultes sortent en intégral non censurée. Enfin, des classiques nippons comme Porco Rosso ou Ghost in the Shell sortent au cinéma.

  • La Télévision

    Le retour est plus prudent sur le petit écran : le Club Dorothée sort encore Sailormoon, mais ses autres séries comme Un garçon formidable ou Petites Bonnes Femmes ne sont pas des réussites. Durant tout ce temps, Dragon Ball Z est diffusée alors que c'est la bête noire des médias. Dans un premier temps, les enjeux économiques que la série génère sont tels qu'ils dépassent largement le cadre de l'émission. Toutefois, le CSA obtient finalement gain de cause grâce à la signalétique anti-violence d'Hervé Bourges (allergique aux mangas) en 1996 : Dragon Ball Z est supprimé. Puis, le Club disparaît en 1997 et TF1 abandonne les séries japonaises... Il faut en fait regarder la chaîne cryptée Canal + pour pouvoir découvrir des nouveautés : en 1998, elle programme la série culte Evangélion et consacre une émission mensuelle sur les mangas : Manga Manga (qui ne dure qu'un an...). En fait, le CSA remplit son objectif : les séries japonaises sont éjectées des chaînes hertziennes au profit des chaînes câblées qui les diffusent en boucle : Récré Kids sur TMC (émission AB) ou la chaîne Mangas sur ABSat.
Qu'on le veuille ou non, le Club Dorothée a fini par imposer des dessins animés pour adolescents et non plus pour "petits", et le phénomène manga qui a encore de grandes répercussions en cette fin de siècle, est en grande partie dû à la programmation jeunesse de l'émission, parfois plus audacieuse et novatrice qu'on ne voulait nous le faire croire.

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Apres toute ces belle paroles, voici quelques musiques et vidéos de l’époque à télécharger sur votre site préféré

En apéritif les plus grand « Hit » de Dorothée :Pour l’entre on vous propose des clips de ces chansons :Pour le plat de résistance nous mettons à votre disposition au choix :Et enfin pour le dessert nous vous avons réservé divers vidéos :

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