Super Mario 64
Sur Nintendo 64
Sorti en juin 96 (japon)
septembre 96 (états unis)
septembre 97 (europe)
Sur Nintendo 64
Sorti en juin 96 (japon)
septembre 96 (états unis)
septembre 97 (europe)

A l'époque de la Playstation j'attendais impatiemment la sortie de la nouvelle console Nintendo. Et je me rapelle des quolibets de mes amis m'assurant qu'il s'agissait d'une console n'ayant aucun avenir, dépassée, faite pour les gamins, etc etc.
Jusqu'au jour où quelqu'un l'a achetée à sa sortie avec un jeu. Et quel jeu : Super Mario 64 ! Je me le suis procuré sans tarder également.
Et là, nous étions tous en admiration, imaginant la tête des gens 10 ans auparavant s'ils avaient eu un tel objet devant leurs yeux.
Une vraie claque qui a prouvé à tout le monde que, finalement, la N64 avait quelques cartes en mains...

Tout commence lorsque Mario reçoit une lettre de la princesse, l'invitant chez elle pour lui offrir un gâteau. N'ayant plus mangé depuis trois jours, notre petit plombier accourt au château, mais un drame est survenu : l'ignoble Bowser a enlevé la princesse ! Un scénario hitchcokien va permettre au joueur de découvrir tous les trésors que recèlent le soft.
Et la première chose qui frappe, c'est la liberté de mouvement. Il est possible de contrôler le personnage pour le diriger n'importe où : à gauche, à droite, derrière, devant, nord-est, bref, c'est ça la 3D. Complètement différent des anciennes aventures en 2D. Bien sûr l'aire de jeu n'est pas si grande que ça, il y a toujours un mur pas loin qui bloquera l'espace, mais à l'époque, j'étais à terre.

Au niveau de la jouabilité, la manette (un petit bijou), avec son stick analogique, transmet parfaitement les mouvements que l'on veut effectuer. S'accrocher à un arbre ? Pas de problème. Triple saut, ramper, saut en longueur, quintuple axel, triple boucle piqué ? Toujours aucun problème. Un petit temps d’adaptation était nécessaire, surtout avec la caméra tournant dans tous les sens (que l’on peut tourner nous aussi, cherchant des plans de folie à la Orson Welles), mais une fois que tout était maîtrisé, quelle extase !

De plus, pas de limite de temps, pas de compte à rebours nous poussant à accélérer. Commence alors un plaisir de jeu rarement retrouvé, nous poussant à effectuer des figures improbables, fouiller dans les moindres recoins, utiliser les murs, sauter dans des canons, voler, devenir une brute d’acier ou transparent, dans le but de retrouver toutes les étoiles.

Car je n’ai pas encore parlé de l’objectif : obtenir le maximum d’étoiles éparpillées dans le château afin d’ouvrir les portes scellées. Le principe est limpide : dans les salles du château, un tableau représente un monde que Mario pourra découvrir en sautant à l’intérieur. On retrouve alors les monstres typiques de la saga Mario : koopa troopas, goomba, fleurs carnivores, boss de fin de niveau... Mais également les mondes d’eau, de feu, de sable, dans les airs...

Six étoiles sont à trouver dans chacun des quinze niveaux, plus une que l’on peut obtenir en récoltant 100 pièces. Un total de 120 étoiles (car il y en a 15 cachés dans le château), même s’il n’en faut que 70 pour arriver à la fin. Et c’est là que le bât blesse : on arrive très facilement au but. Par contre obtenir la totalité des étoiles est une autre paire de manche...

Il s’agit du seul point faible, car tout est millimétré : les graphismes, même s’il ne s’agit que de polygones avec une texture assez faible nous en mettait plein la vue à l’époque. Aujourd’hui cela peut sembler dépassé, mais l’animation suivait. La caméra suivait tout, et même si on pouvait voir Mario rentrer dans un mur, il s’agissait d’un jeu que l’on aimait regarder.

Je finis par la musique, peut-être que vous ne vous en souvenez pas, mais en y rejouant, je me souvenais parfaitement des thèmes, complètement synchrone avec les univers, en écoutant simplement le thème des mondes marins, on se croirait au milieu de la mer, se baignant au milieu des dauphins. Vu que Nintendo a préféré la cartouche, les sons sont loin d’une qualité C.D, un peu synthétisé, mais c’est justement ça le charme des jeux rétro !

Une sortie sur Nintendo DS a été réalisé récemment, même s’il s’agit d’un portage (avec des minis jeux en plus), il est toujours gratifiant de jouer n’importe où à un tel jeu. Je suppose que pas mal d’entre vous ont succomber à ce jeu, je vous exhorte donc à le re-découvrir ! C’est un peu ça les chroniques rétros.
Je conclus en ayant une pensée vers Super Mario Galaxy : je me suis mis à l’attendre impatiemment tout à coup...

Les émulateurs N64
La rom
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